« Marie Tudor : God Save The Queen » à L’Espace Beaujon

Bonjour à tous, Cher(e)s Lectrices et Lecteurs de Mes Chroniques;

Cette chronique étant un peu royale et aussi la dernière de cette année 2022, il allait de soi qu’il eut été normal d’y mettre les formes le protocolaires (pour le moment 😏🤘). Car cette chronique va vous parler de Marie Tudor : God Save The Queen; le classique de Victor Hugo; présenté par La Compagnie Du Rubis; adapté, mis en scène et interprété par Ema Zampa, avec Estelle Daurore, Jonathan Arrial, Aurélien Lejeune, Jean-Benoit Diallo, Vincent Van Damme et Soufiane Menouni.

L’Histoire : En 1553; Lord Clinton (Soufiane Memouni), Lord Chandos (Jean-Benoit Diallo) et Simon Renard (Aurélien Lejeune) ne supportent plus ce que devient l’Angleterre depuis que la reine Marie Tudor (Ema Zampa) s’est entichée de Fabiano Fabiani (Jonathan Arrial); un aventurier tout juste intéressé par le pouvoir et les richesses; surtout ceux de Lord Talbot, légués à la reine à la mort de celui-ci et que la reine lui a donné par amour. Fabiano a jeté aussi son dévolu par amusement sur Jane (Estelle Daurore), une jeune orpheline. Mais Gilbert (Vincent Van Damme), un ouvrier-ciseleur ayant élevé Jane; est fou amoureux d’elle et prêt à tout pour la rendre heureuse. Lorsque celui-ci apprend de la bouche même de Fabiano qu’il est l’amant de Jane; il en devient fou et jure de se venger de cet homme, ce qui plaît beaucoup à Simon. Ayant découvert également que Jane est la fille de Lord Talbot; les deux amoureux vont être successivement les instruments de vengeance de Simon, puis de Marie et des Lords. Et lorsque Gilbert et Fabiano se retrouvent en prison et condamnés à mort; Marie et Jane vont user chacune de leurs pouvoirs respectifs pour sauver celui qu’elle aime. Mais entre l’amour, les devoirs, le trône et le pouvoir; Qui est le plus fort…?

Mon Avis : C’est un défi très risqué mais tout ce qu’il y’a de réussi de transposer le Marie Tudor de Victor Hugo dans le London Punk des années 80. Le texte original n’est pas changé d’une virgule (quelques coupures seulement), parsemé de quelques termes et clins d’œil « actuels »; le tout encadré par des costumes et des musiques; tous et toutes en références à des époques différentes du Londres de la fin du 20eme siècle. Chaque costume a une référence que vous reconnaîtrez sans doute, chaque musique a un symbole dans la trame écrite par Victor Hugo; avec le côté provocateur en parfaite adéquation, entre la plume et l’imagination de la metteuse en scène malgré tout ces siècles d’intervalle. On ne peut que saluer le travail et l’imaginaire d’Ema Zampa d’avoir combiné et « mélangé » avec justesse et minutie toute la subversion de ces deux époques londoniennes, si éloignées dans le temps mais pas tant que ça dans la mentalité.

Côté distribution; elle correspond parfaitement aux rôles dans la vision de la metteuse en scène. Ainsi Ema Zampa est une parfaite reine Marie Tudor, arborant tantôt le drapeau de l’Union Jack pour robe, tantôt de longs vêtements noirs et une crête iroquoise aux heures les plus sombres de sa vie; Estelle Daurore est d’une douceur et innocence immaculée dans le rôle de la douce Jane; torturée entre son attirance pour Fabiano, l’amour que lui porte Gilbert et ce pouvoir qui lui tombe dessus soudainement et qui va la mettre face à des choix cornéliens. Jonathan Arrial est excellemment détestable dans ce personnage de favori arriviste, profiteur, manipulateur à souhaits et prêt à tout pour arriver à ses fins; Aurélien Lejeune est parfait dans le rôle de Simon Renard, sorte de grand corbeau noir fomentant une révolte chez les lords pour se débarrasser de celui qui détourne la reine de son devoir, peu importe les dommages collatéraux. Vincent Van Damme met toute sa force, son charisme et sa tendresse au service de Gilbert, ouvrier ciseleur dont l’amour sans limite pour Jane vont l’entraîner très loin, à la limite du danger et de la mort; Jean-Benoit Diallo et Soufiane Memouni complètent avec dynamisme, conviction, humour et force cette belle distribution en incarnant pour chacun 2 à 3 rôles aux antipodes les uns des autres; des Lords révoltés du comportement de leur reine, à l’inconnu révélant au prix de sa vie l’identité de Jane à Fabiano en passant par le geôlier des 2 hommes de la vie de Jane (et de la reine).

De Gauche à Droite : Ema Zampa, Estelle Daurore, Aurélien Lejeune, Soufiane Memouni, Vincent van Damme, Jean-Benoit Diallo et Jonathan Arrial

7 comédiens de talents au service d’un classique, mais dont les mots peuvent encore raisonner à notre époque… Faites à ce que Marie Tudor pose ses bagages, ses barricades et ses guitares électriques plus longtemps dans notre capitale pour pouvoir crier avec eux : God Save The Queen !🤘

« Marie Tudor : God Save The Queen » d’après la pièce de Victor Hugo; adaptation et mise en scène d’Ema Zampa; avec Estelle Daurore, Ema Zampa, Vincent Van Damme, Aurélien Lejeune, Jonathan Arrial, Soufiane Memouni et Jean-Benoit Diallo.

Site de La Compagnie Du Rubis : https://compagnie-rubis-theatre.fr

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